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Réveille-toi! Réveille-toi!



Elle : Réveille-toi ! Réveille-toi !

Moi : Mais quelle est cette voix féminine qui résonne en moi? Pourquoi est-elle aussi instante ? Que me veut-elle ?

Moi : Je me sens tout engourdit. Suis-je en train de rêver ? Oui probablement. Quel est ce bruit ?

J’essaie de m’extirper langoureusement de cette paralysie, mais je n’y arrive pas. Je me trouve dans un rêve et cette voix me demande de me réveiller. Cet effort me semble sur-humain. Puis tout à coup, une étrange sensation s’empare de moi.

Moi : Je ne sent plus mon corps, je ne sens plus mes jambes. Pourquoi ne puis-je plus bouger ? Pourquoi suis-je couché par terre à cote de mon lit ? Que se passe-t-il ?

Il y a cet incessant fracas, ce bruit respectif sourd dans mes oreilles. C’est quelqu’un qui frappe à la porte. Mais que veut-il ? Pourquoi venir chez les gens à cette heure si tardive ? Je ne peux toujours pas bouger.

Eux : Ouvrez! Police !

Cette voix me demandant de me réveiller ne résonne plus dans ma tête, j’entends uniquement ce fracas assourdissant qui s’empare de mon esprit. Je reprends petit à petit mes esprits et l’usage de mon corps. J’ai l’impression de sortir d’une médiation transcendantale qui aurait pour un temps paralyser mon corps. Il est temps de se lever. Ce genre de personnes n’attend pas longtemps avant d’enfoncer la porte. Je dois partir au plus vite.

Je m’habille rapidement. Mais comment m’échapper, il n’y a qu’une sortie. Je n’ai pas le choix, je dois sortir par la fenêtre et accéder au toit. J’ouvre la fenêtre et me glisse dehors. J’habite un appartement au 14e d’un immeuble de 15 étages de la banlieue du 13e arrondissement. Je me lance. Je m’agrippe a la tranche du mur avec mes mains. Mes pieds avancent petit à petit sur le décrochement du bâtiment. La tranche du mur est peu large, mes mains me font souffrir. J’ai le vertige, mais je n’ai pas le choix. Après cette minute intense sur la façade du bâtiment, j’arrive enfin sur le toit. Je décide d’aller me réfugier chez un ami qui n’habite pas très loin de chez moi, son appartement se situe dans la zone libre. Il doit être 3 heures du matin, les rues sont désertes et il fait froid. Je me dépêche d’arriver chez lui. Je rencontre sur le chemin un de mes amis. Il souhaite me suivre car il a lui aussi reçu la visite de la SS chez lui. Je ne suis pas vraiment d’accord. La SS a pose des barrages a plusieurs endroits de la ville et contrôle toutes les personnes voulant les traverser. Mais je n’ai pas vraiment le choix, je ne peux pas le laisser ici en proie à ces tortionnaires physiques et psychologiques. Après 20 minutes de marches, nous arrivons enfin au poste de contrôle d’où je peux apercevoir le bâtiment de mon ami. Deux gardes me regardent et un troisième s’approche pour me demander mes papiers. Tout est en règle, je peux donc passer sans problème. Ils n’ont pas dû être alertés de mon évasion. Mon ami quant à lui n’en a pas, il doit négocier avec les soldats. Après une longue discussion, il réussit a les convaincre (moyennant finance) et nous arrivons très vite chez mon ami. Nous sommes bien accueillis. Il nous invite a nous reposer et nous propose à boire. Nous commençons à discuter. Quand tout à coup.

Eux: Ouvrez ! Police !

Comment pouvaient-ils nous avoir retrouvés ? Aucune issue possible cette fois. Mon ami me propose de nous cacher dans le débarras le temps qu’il discute avec eux. La SS rentre et commence à questionner celui-ci. Je vois, par le trou de la serrure, que mon ami est très anxieux. Ils demandent à fouiller l’appartement. Mon ami ne peut pas refuser. L’officier en charge habille tout en noir. Il porte des bottes noir, un pantalon noir, un imperméable noir, un chapeau noir et des lunettes noires. Je le vois s’approcher du débarras.

Moi: Nous sommes perdus !

Elle: Réveille-toi ! Réveille-toi !

Moi: Mais quelle est cette voix féminine qui résonne en moi? Pourquoi est-elle aussi instante ? Que me veut-elle ?

Je me relève, le corps transpirant, ma respiration haletante. J’essaie de reprendre mes esprits. Réveille-toi, avait-elle dit plusieurs fois. C’était ma voix intérieure, mon Anima. Elle m’avait fait vivre quelques choses d’extraordinaire.

À partir de cette nuit elle ne me quittera plus, elle sera toujours avec moi. J’avais enfin pu lui parler. Cette nuit allait changer ma vie. J’avais réussi à me connecter à mon inconscient. J’allais enfin vivre la vie a laquelle j’étais destine.
































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